Robert des noms propres – Amélie Nothomb

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Titre : Robert des noms propres | Auteur : Amélie Nothomb | Année de publication originale : 2002 | Nombre de pages : 190 pages

Quatrième de couverture : 

« Pour un écrivain, il n’est pas de plus grande tentation que d’écrire la biographie de son assassin. Robert des noms propres : un titre de dictionnaire pour évoquer tous les noms qu’aura dit ma meurtrière avant de prononcer ma sentence. C’est la vie de celle qui me donne la mort. » – A. N.

Mon avis : J’ai trouvé ce livre en « promo » dans une grande surface et, ayant entendu beaucoup de bien sur cet auteure, j’ai décidé de tenter le coup. Le Robert des noms propres est donc le premier livre d’Amélie Nothomb que j’ai lu et je suis comme qui dirait assez désappointée.

C’est un roman assez court (moins de 200 pages) et que j’ai lu d’une traire en moins de deux heures. La police de mon édition était énorme, ce qui justifie la rapidité de ma lecture. Malgré tout ça, un nombre tellement grand d’événements se produisent en tellement peu de temps que l’on ne peut le lâcher.

C’est un style assez décalé, l’auteure a un style bien à elle et je comprend sa notoriété. Ici, Amélie Nothomb imagine la biographie d’une jeune fille, destinée à devenir son assassin. On découvre dans les première pages un jeune couple d’adolescents attendant un bébé. Un jour que le foetus a le hoquet dans le ventre de sa mère, cette dernière tue son marie tout simplement pour cette raison (et aussi à cause des prénoms que cet homme voulait donner au futur bébé). La jeune fille accouche en prison et donne à l’enfant un prénom immonde : Plectrude (prénom que je n’ai toujours pas réussi à retenir) avant de se pendre. Le nourrisson est recueilli par sa tante et nous allons suivre son enfance, jusqu’à l’âge qu’avait sa mère au début du roman. On voit tout simplement l’évolution de Plectrude de sa conception jusqu’à sa fameuse rencontre avec l’auteure.

Plectrude est une fillette assez étrange, surdouée, passionnée de danse et idolâtrée par sa tante (qui se fait passer pour sa mère). J’ai beaucoup aimé son personnage et son regard assez inhabituel sur la vie présent tout au long du roman. Son penchant pour Mathieu à douze ans était vraiment trop mignon et sa passion première pour la danse dévorante. De plus, les passages sur sa petite enfance (maternelle et primaire) m’ont beaucoup plus pour leur réalité et pour encore une fois, le regard étonnant qu’elle porte dessus.

L’auteur aborde ici et à travers son personnage des sujets importants comme la surdouance, l’obsession (de Clémence pour Plectrude), le monde cruel de la danse et l’anorexie (qui m’ont rappelé ma lecture du troisième tome de la saga de Cathy Cassidy : Coeur mandarine) ou encore la « folie » qui est présente un peu partout dans cette famille; de Lucette à Clémence en passant par Plectrude.

Le dénouement, bien que suivant l’ordre logique de l’histoire est du raisonnement de l’héroïne est tout de même assez « wtf » elle aussi. A partir du moment où elle retrouve Matthieu, toute normalité est bannie de l’histoire. Ce dénouement est surprenant et la quatrième de couverture s’explique enfin !

Un très bon livre qui a su me charmer par son personnage principal et son côté inhabituel ! 

Ma note : 9/10

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2 réflexions sur “Robert des noms propres – Amélie Nothomb

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