Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre – Ruta Sepetys

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Titre : Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre | Titre VO (anglais) : Between Shades of Gray)| Auteure : Ruta Sepetys | Année de publication originale : 2011 | Nombre de pages : 420 pages

Quatrième de couverture :

Lina est une jeune Lituanienne comme tant d’autres. Très douée pour le dessin, elle va intégrer une école d’art. Mais une nuit de juin 1941, des gardes soviétiques l’arrachent à son foyer. Elle est déportée en Sibérie avec sa mère et son petit frère, Jonas, au terme d’un terrible voyage. Dans ce désert gelé, il faut lutter pour survivre dans les conditions les plus cruelles qui soient. Mais Lina tient bon, portée par l’amour des siens et son audace d’adolescente. Dans le camp, Andrius, dix-sept ans, affiche la même combativité qu’elle…

Mon avis : Quelle lecture ! A première vue, comme ça, direct, je vous dirais que c’est un coup de coeur. Cependant, je risque de me nuancer un peu finalement.

En seconde, pour le français j’avais du lire Big Easy, « l’autre » livre de Ruta Sepetys, que j’avais bien aimé. A cette occasion, mon professeur nous avait révélé adorer cette auteure et nous avait lu la quatrième de couverture ainsi que les premières pages du roman. C’est donc deux ans après que j’ai lu cette histoire, pour diverses raisons. J’aime vraiment cette auteure, elle a une écriture très vraie je trouve, car bien que ces romans ne soient pas des autobiographies, on pourrait le croire en les lisant. De plus, Ruta Sepetys est petite fille d’un lituanien victime de tout ça, son livre est donc également basé sur de nombreux témoignages.

Ce roman met en scène une famille lituanienne victime du NKVD, la police soviétique, pendant la seconde guerre mondiale. On y suit plus précisément une jeune fille de seize ans, passionnée par le dessin, déportée avec sa mère et son petit frère en Sibérie. Grâce à ses dessins, elle va retranscrire sa vie là-bas et essayer de les faire parvenir à son père, dans un autre camp. Ils ne seront pas seuls mais avec beaucoup de gens de leur quartier dont Andrius, jeune homme de dix-sept ans. Lina et ce dernier vont devoir se battre ensemble pour survivre dans cet enfer entourés de leur proches.

J’aime beaucoup cette façon de voir la seconde guerre mondiale. En effet, en temps que bonne française, la plupart des livres que j’ai lu sur cette horrible guerre étaient contre nazi et non pas les soviétique (Si c’est un homme, Inconnu à cette adresse, Le journal d’Anne Frank, Un secret, Un sac de billes et j’en passe). Ce pays, la Lituanie fut lui coincé entre les deux, Staline et Hitler ! J’ai trouvé vraiment intéressant d’explorer cette partie plus sombre pour nous de la guerre.

Les personnages sont vraiment très passionnants. Tout d’abord Lina et son bon caractère d’adolescente qui ne veut pas se plier, qui dit ce qu’elle pense sur Staline malgré l’omerta instaurée dans les pays de l’URSS et qui malgré tout, fait passer sa famille avant tout. Jonas son petit frère était un personnage touchant, treize ans et déjà obligé d’être l’homme de la famille, de se battre pour sa mère et sa soeur, beaucoup trop jeune pour ce qu’on lui demande. Nikolaï était aussi un personnage qui m’a touché, pour des raisons que je ne peux pas citer sans spoiler. Bien sur pour continuer Andrius et Elena ainsi que tous les autres personnages secondaires qu’ils restent ou pas, m’ont vraiment tous, par leur histoire personnelle ou leurs actions, fait chavirer.

On se demande vraiment comme une telle cruauté fut possible. On est immergé dans le camp et on a vraiment l’impression de le vivre avec eux. Ce roman nous démontre l’horreur de leurs conditions : les maladies, les poux, la famine, les humiliations, la cruauté du NKVD. Heureusement, et c’est là tout le talent de Ruta Sepetys, on perçoit aussi les petits bonheurs quotidiens et comment l’être humain arrive à faire d’une situation inhumaine, un moment de joie pendant quelques minutes. De plus, la symbolique des dessins étaient vraiment magnifique.

Malheureusement, j’ai été déçue par le « dénouement ». Je m’attendais à un truc qui me marquerait vraiment suivi d’un épilogue etc. Finalement, aucune explication. Une très belle dernière scène mais pas une fin selon moi, ou alors l’épilogue ne va pas. Plein de questions sont encore en attente sur Andrius, sur la fin de la guerre, sur les dix ans qui ont suivi la fin du livre jusqu’à « l’après ». Je suis quelque peu déçue vu à quelle point j’ai aimé ce roman. Bon ne finissons pas sur une note négative car je classe quand même ce roman comme coup de coeur !

Un roman magnifique, à lire absolument où l’auteure arrive à mélanger histoire et émotion avec brio !

Ma note : 10/10

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5 réflexions sur “Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre – Ruta Sepetys

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